Membre de la C.E.S.
La menace sur les 35 heures a paru suffisamment précise aux organisations syndicales pour qu'elles décident de se rencontrer, mardi 11 janvier, afin de s'accorder sur les formes d'une mobilisation. CFDT, CFTC, CGT et FO devaient s'entendre sur un appel commun à une journée de manifestation.
Le rendez-vous - auquel se joignent l'UNSA et l'Union syndicale Solidaires, non invitées à la réunion de mardi - pourrait être fixé au samedi 5 février, afin que des salariés du privé et des petites entreprises puissent agir localement.
De son coté, la CFE-CGC ( à laquelle adhère le syndicat ALLIANCE/SNAPATSI) a quitté rapidement la réunion, exprimant son intention de ne s'associer "à aucune déclaration commune, ni à aucune manifestation commune" sur le projet de loi de réforme des 35 heures.
"la CFE-CGC ne se repliera pas sur un passé frileux" et elle "essayera de toujours coller au plus près des besoins et des revendications de l'encadrement".
« Cest aussi cela le combat auquel sassocie le syndicat ALLIANCE/SNAPATSI »

LUNSA sassociera aux initiatives intersyndicales sur les 35 heures
Car sur le dossier des 35 heures, les raisons de sopposer et dagir sont bien réelles :
Une fois de plus, le gouvernement prend des décisions de portée sociale sans réelle concertation avec les syndicats comme la loi du 4 mai 2004 lui en fait obligation.
En passant la main à lAssemblée nationale qui présentera une proposition de loi, le gouvernement permet la réactivation des propositions très libérales du rapport « Novelli » quil avait initialement classé sans suite.
La thèse du « libre choix » du temps de travail pour chacun est un leurre dangereux qui élargira un peu plus la voie vers lindividualisation des relations entre employeur et salarié où ce dernier sera naturellement en position dinfériorité.
Les projets actuels maintiennent, une fois de plus, et pour plusieurs années, linégalité de traitement entre les salariés des petites entreprises et les autres.
Enfin, le slogan « travailler plus pour gagner plus » ne sert quà masquer le refus, qui touche les salariés du public comme ceux du privé, de négocier effectivement sur laugmentation des salaires.
LUNSA na pas été associée à la concertation intersyndicale, du fait de lostracisme de quelques confédérations.
Elle estime néanmoins que la nécessité de lunion intersyndicale la plus large doit lemporter sur toute autre considération. Elle participera activement aux initiatives qui seront décidées.
Le choix dadhérer et de soutenir une organisation syndicale
doit se faire en tenant compte de son positionnement
non seulement sur le plan catégoriel mais surtout sur les revendications prioritaires au niveau national,
et là le choix dALLIANCE/ SNAPATSI de soutenir
la Confédération Française de l Encadrement CGC
ne correspond pas vraiment aux aspirations de la plupart de ses adhérents qui eux ne font pas partie de lencadrement.